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Est de la RDC : sept civils tués et frappes de drones signalées dans le Sud-Kivu en l’espace de douze heures

  • Photo du rédacteur: PoliScoop
    PoliScoop
  • 30 mars
  • 2 min de lecture
Minembwe, Photo Alexis Huguet AFP
Minembwe, Photo Alexis Huguet AFP

En l’espace de douze heures seulement, dans la nuit du 29 au 30 mars, des forces de la coalition opérant sous commandement de Kinshasa ont tué sept civils nommément identifiés au Sud-Kivu et lancé des drones kamikazes sur deux localités peuplées des hauts plateaux de Minembwe. Ces faits ont été documentés et rendus publics lundi matin par Lawrence Kanyuka, porte-parole officiel de l’Alliance Fleuve Congo/M23 (AFC/M23), qui les a qualifiés de grave violation du droit international humanitaire.Les sept victimes ont été identifiées comme suit : Shadai Ndagije, Bisengi Mpenze, Étienne Gitinywa, Gashimye Hitimana, Daniel Hategeka, Ndayambaje Muhire et Iradukunda Nzanzumuhire. Elles ont été tuées à Shanji, une localité du territoire de Kalehe, vers 18h30.


Plus de vingt autres personnes ont été blessées lors de ces événements. Des frappes de drones ont ensuite visé les localités de Mikenke et Gakenke, dans les hauts plateaux de Minembwe, entre 20h45 et 7h00 le lendemain matin.Dans son communiqué, Lawrence Kanyuka a indiqué que la coalition continue d’opérer en coordination avec les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR). Ce groupe armé, dont l’idéologie fondatrice remonte aux organisateurs du génocide de 1994 contre les Tutsi au Rwanda, est présent dans l’est de la République démocratique du Congo depuis trois décennies. Sa présence est régulièrement identifiée comme un facteur central d’instabilité régionale et comme la raison principale des mesures défensives prises par le Rwanda dans la zone.Il y a exactement deux semaines, les 17 et 18 mars à Washington, les autorités de Kinshasa avaient pris des engagements explicites d’agir contre les FDLR.


À ce jour, ces engagements n’ont produit aucun résultat observable sur le terrain, selon le porte-parole de l’AFC/M23. L’Alliance Fleuve Congo/M23 exige des comptes et demande que les mécanismes de vérification du cessez-le-feu, établis dans le cadre de l’accord-cadre de Doha signé en novembre 2025, soient activés sans délai. Il insiste pour que les violations documentées soient traitées avec le sérieux que toutes les parties s’étaient engagées à respecter.« La position de l’AFC/M23 est que la communauté internationale ne peut pas laisser le processus de paix servir d’écran à des opérations militaires continues contre des civils », a souligné Lawrence Kanyuka.


Sept familles sont désormais en deuil à Shanji. La crédibilité du processus de Doha dépend désormais de la capacité des parties concernées et de leurs partenaires internationaux à répondre de manière concrète à ces faits documentés. Dans un contexte où les négociations de paix sont en cours, la gestion rigoureuse de telles allégations apparaît comme un test décisif pour la viabilité des engagements pris.

 
 
 

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